1er Mars 2008 : Presque loose dans les Cerces !
Cette fois on s'est prévu un week-end en ski de rando dans les Cerces avec nuit au refuge des Drayères. La météo est incertaine, mais ça doit se dégager le samedi en fin de matinée.
C'est donc sous le brouillard que nous nous mettons en route avec Brize, Emilie, Basu, Peter et Palmito. Hélas, Brize malade se voit contraint de faire demi-tour, accompagné d'Emilie.
Nous continuons alors amoindris sous le blizzard. L'itinéraire peine à se dévoiler par-delà la visibilité de 5m dont nous jouissons. On perd pas mal de temps à tricoter dans le vallon à la recherche des crêtes par-dessus lesquelles on doit basculer pour accéder au refuge.
Motivés quand même
Le temps passe. On se trouve manifestement sous les crêtes, mais en ne les voyant toujours pas. C'est alors qu'il faut prendre une décision. Soit braver les éléments, continuer à monter et soutenir les assauts du vent glacial, au risque de se perdre dans le brouillard de l'autre côté des crêtes. Soit faire demi-tour, tourner le dos à nos ambitions, se prendre un but quoi...

Au moment de prendre la décision, Peter et Palmito, deupoinbar comme on dit :
L'horaire est déjà bien avancé. On choisit de faire demi-tour. La descente dans le jour blanc n'est pas anthologique. Puis on se cale une pause déjeuner, chatouillé par l'infime espoir que le temps se lève.
Ce qui se produit ! Petit à petit les pentes autour de nous se dévoilent. Trop tard pour reprendre l'itinéraire prévu. Mais un couloir d'aspect fort sympathique se dessine à nos côtés. C'est le couloir NW de la tête de Cassille. Allez, ça part !
Le couloir en haut à gauche
Basu au milieu de la montée
La sortie, ski su'l'dos.
La montée s'enquille bien, et nous voilà au sommet, d'où on profite d'une superbe vue sur les Ecrins, les Agneaux, les Aiguilles d'Arve...etc.

Peter, Palmito, le Grand Galibier.
Superbe vue sur les Ecrins

Le vent souffle toujours

Et nous revoilà en bas. Une longue traversée plus tard, on se retrouve dans une soupe abo d'eau sèche (nan à ce niveau là c'est pas de la neige humide...).
Bon au passage on peut quand même admirer les jolies arêtes de la Bruyère
Bah voilà au final on n'aura pas perdu notre journée ! Une bien belle course, une ambiance au top même dans les moments difficiles de la matinée, et un paysage superbe !

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