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14 janvier 2009

31 décembre 2008 - 2 janvier 2009 : Trop de poudre tue la poudre...

Gros morceau cet article !

Alors ce 30 janvier 2008, après avoir laissé le père à la gare, je me rends chez Greg qui m'attends pour organiser un peu notre sortie en montagne du réveillon.

Le plan : Il y aura là Greg et Romain (la gros keum team de la trilogie en Bolivie cet été cf http://boliviantrilogy.blogspot.com/). On monte au refuge de la Loriaz le 31, au-dessus de Vallorcine, on se fait un réveillon soft là-haut, on monte au Mont Buet à ski le 1er, et les jours d'après on va tâter des couloirs et éventuellement de la glace dans les environs. Ca c'était le plan.

En pratique :
31 au matin, courses à Leader Price, départ pour Vallorcine.
Arrivés après Chamonix, le temps se gâte. Il neigeouille. La neige s'intensifie. la route blanchit. Mais bon, il en faut plus aux talents de conduite sur glace affutés en Norvège de Greg et aux pneus tout neufs de ma Clio ! C'est donc sous la neige qu'on se pose au parking de Vallorcine.




Bon il faut peauter vite fait, faire les sacs. Un beau bordel... de la pseudo-bouffe de réveillon, des bouteilles, du matos de glace, des cordes. Pas super light tout ça, à l'instar du canard à l'orange en bocal.

La montée débute, ambiance bon enfant. S'il se dépose quelques cm de neige comme ça pendant la nuit, la course du lendemain promets d'envoyer du steack !

Montée dans les sapins :



Alors Romain, qui connaît bien le coin, nous avait dit : "Bah 1h de montée et c'est torché !". Alors bon au bout d'une heure et demie, avec Greg on se demande quand est-ce qu'on va sortir de la forêt, quand Romain nous lance un "Bon les gars je pense qu'on a fait la moitié là !".
C'est que en fait, avec nos gros sacs et dans ce vieux chemin de forêt qui dénivelle pas, on mettra 2h30 pour rejoindre les refuges de la Loriaz.

Sortie de la forêt dans le brouillard :

légende :

- les deux points noirâtres : Greg et Romain

- la tâche grisâtre en haut à droite : les cabanes de la Loriaz



On arrive trempés au refuge principal. Là ont décidé de passer le réveillon toute une troupe de marins potes de la gardienne. Le plan pour nous, c'est de dormir à part dans le refuge d'hiver.

Le point + : On se fait gracieusement invité à manger, un vrai repas et pas des pâtes au réchaud, dans une douce chaleur.

Le point - : Il n'a pas arrêté de neigé durant la montée. Il y a là plus de 25 cm de neige fraîche, les conditions pour la course du lendemain laissent à désirer...

Le deuxième point - : Il n'y a pas de matelas dans le refuge d'hiver, on se retrouve à pelleter devant la porte d'une cabane pour les récupérer.



Le deuxième point + : Bon finalement il reste quelques places dans le refuge principal et on nous invite à dormir là. Il fera plus chaud. Ca ronflera plus aussi...


A cette heure-ci, on a plus ou moins abandonné le Buet... Il a neigé plus de 30cm, la couche d'avant était bien dure. Nickel pour les avalanches.


Vient le lendemain matin. Grand grand grand beau. 40cm de neige poudreuse. Des conditions de skis de rêve... Mais des risques trop grands...

Donc bon, voilà comment occuper la journée dans ces cas là...

  • Contempler le ciel bleu :

  • Rester deuxpointsbarre devant la porte du refuge d'hiver où on a laissé nos affaires. Nouvelle session pelletage :


  • Monter aux alentours du refuge dans des pentes pas raides :

Le Mont Blanc tout au fond.

Les chalets de la Loriaz en contrebas.



  • Tailler un test pour les avalanches :

La vidéo bonus : le résultat du test, réalisé dans une pente ridicule (15°) et avec un mini manteau neigeux. On peut imaginer ce que ça donne sur une grande pente à 40°...


  • Faire le kéké dans la poudre. Se forcer à faire de la godille dans des pentes à 15° :) :

  • Pique-niquer au refuge, ici une bouteille de "Duo mythique" :

  • Tailler un kick :


  • Travailler son saut droit et son 360... Mais il y a du boulot. En plus notre tremplin il éjecte un peu ! Hé j'ai réussi à faire un tour complet ! Et après à m'exploser dans la neige. Pis après je me suis brayer le genou parce que mes fixs étaient trop serrées alors j'ai arrêté.
Voilà voilà ! Le soir, les marins font leur vrai réveillon, entre le 1er et le 2 en fait. Nous on les dérange pas et on squatte le refuge d'hiver. Il y a un poële qu'on s'empresse d'allumer. Très vite, le refuge est rempli de fumée piquante. Pourtant la cheminée tire.
La galère commence, le poële nous asphyxie et en plus il chauffe que dalle ! Donc bon, on se fait à manger tant bien que mal.


Et on va vite rejoindre la chaleur du duvet.

Le plan du lendemain : on se lève plutôt tôt, on redescent dans de la neige qui devrait pas être mauvaise, et en plus dans la forêt donc plus sécu, et on va skier en piste à la station du Tour...


En pratique :
On se lève plutôt tôt. Jusque là le planning est respecté. En plus on est pas morts asphyxiés par la monoxyde de carbone du poële, donc cool.
Bon il faur repelleter pour rerentrer les matelas.

On entame la descente, qui s'avère vite très plate sur le haut...
Donc on galère bien avec nos sacs qui ne se sont pas beaucoup allégés en fait, vu qu'on écourte le séjour, sous la chaleur torride, en poussant sur les bâtons.

Enfin, on arrive à la forêt. Mais malheureusement, la neige s'est déjà transformée, et est croûtée dans la forêt ! Donc bon, on descend par le chemin, se réconfortant à l'idée qu'on pourra peut-être s'amuser en piste cet aprèm.
Bon les 20 derniers mètres sont excellents. Moquette de neige fondue sur fond de poudre, miam. 4 virages.
On retrouve la voiture, dans l'état suivant :
Hop, nouvelle session pelletage !

Et donc on se rend en direction du Tour... On monte, et curieusement, beaucoup de voitures redescedent... Curieux, il n'est que 11h.
Arrivé au carrefour qui mène au Tour, un mec de la station fait la circulation, assurant qu'il n'y a plus aucune place sur le parking...
VDM.
Donc bon, ben là on rentre à Lyon, la queue entre les jambes. Juste le temps de manger une fondue au réchaud au lac de Passy.


Que d'aventure... Montagnistiquement, ça a pas été au top, mais on se sera bien marré, pis bon on a pas risqué l'avalanche quoi. Décision très dure à prendre, sachant que des gens sont sortis ce jour-là, sans problèmes, et se sont gavés dans la poudre. Mais bon, roulette russe quoi...