10 - 11 Avril 2010 : Du ski de printemps, du vrai.
Comme promis, retour au ski de rando pour ce week-end, le premier week-end ensoleillé depuis des lustres. Au programme, deux jours autour du Mont Thabor avec Brize, Bart-S et Camille.
Rdv au fameux parking-de-la-barrière-de-péage de Chambéry, ou par grand hasard on croise Puj et Palmito en partance pour l'Alpe d'Hu. Quant à nous, on file vers Valfréjus pour profiter du forfait randonneur à 6€ qui nous permet de gagner une bonne distance.
Après une ptite montée en télécabine et la descente d'une piste fort dure -il est tôt-, on colle donc les peaux pour s'attaquer au premier Col de la journée, le Petit Argentier.

Le soleil tape dur mais on atteint facilement l'objectif. Au sommet, une belle corniche et un beau ciel bleu.

Première descente avec le Mont Thabor en toile de fond. La neige n'a pas encore décaillé donc ça vibre un peu. Mais le meilleur est à venir.

Repeautage au pied du Col du Petit Argentier (la jolie pente au fond).

Desfois aussi je fais de la photographie expérimentale...

Bientôt, le prochain objectif se dévoile : le magnifique couloir Nord du Gran Bagna, ci-dessous à gauche.

Il n'y a pas à hésiter, le timing est parfait, il commence tout juste à prendre le soleil. On entame donc la montée, crampons aux pieds.

C'est raide, il fait chaud mais ça s'enchaîne bien et au bout d'une petite heure nous voilà arrivés en haut. Hop le rituel taillage de plateforme, chaussage, clic, clac, et il faut se lancer pour le premier virage sauté. Le couloir fait ses 50° sur le haut, mais la neige est pas pire.
Finalement elle s'avère même carrément bonne. Le couloir est déjà revenu à l'ombre. Il ne prend presque pas le soleil et la neige ne s'y est pas transformée. Donc poudre.

Une descente au top, quelques virages au soleil...

Et c'est déjà la fin... De retour dans la vallée au mange au pied de notre joli couloir. Validé !

Puis il s'agit de rejoindre le refuge par une looongue traversée. On repeaute et on se remet en route sous la météo toujours aussi clémente.
Au loin se profile la pataude silouhette du Mont Thabor, l'objectif du lendemain, flanqué de son fidéle Pic Thabor et de son Cheval Blanc.
Alors au hasard de deux cairns surgit le refuge du Mont Thabor.

L'après-midi est à peine entamé, donc c'est sieste et coinche. Le refuge se remplit rapidement de vieux. Heureusement on avait réservé les 4 dernières places sur 46. On sera finalement les seuls hors-sacs à déguster fièrement notre minut'soup et nos pâtes carbo baigné par le doux fumet de la tartiflette au menu des demi-pensionnaires.
Le lendemain, on petit-déjeune en regardant d'un air maussade le brouillard qui bouche la vue. Mais finalement au moment de chausser les skis, il s'avère que la vue est complètement dégagée qur l'itinéraire qui s'offre à nous. On restera toute la journée au-dessus de la mer de nuage.

En montant on tente un itinéraire de derrière les fagots en longeant une crête pour essayer de rejoindre le Col du Peyron, mais mauvaise idée. Comme toujours en ski de rando, mieux vaut faire un peu de plat au fond du vallon.

Une descente au top, quelques virages au soleil...

Et c'est déjà la fin... De retour dans la vallée au mange au pied de notre joli couloir. Validé !

Puis il s'agit de rejoindre le refuge par une looongue traversée. On repeaute et on se remet en route sous la météo toujours aussi clémente.

Au loin se profile la pataude silouhette du Mont Thabor, l'objectif du lendemain, flanqué de son fidéle Pic Thabor et de son Cheval Blanc.

Alors au hasard de deux cairns surgit le refuge du Mont Thabor.

L'après-midi est à peine entamé, donc c'est sieste et coinche. Le refuge se remplit rapidement de vieux. Heureusement on avait réservé les 4 dernières places sur 46. On sera finalement les seuls hors-sacs à déguster fièrement notre minut'soup et nos pâtes carbo baigné par le doux fumet de la tartiflette au menu des demi-pensionnaires.
Et à 22h, au lit, demain lever 6h.
Le lendemain, on petit-déjeune en regardant d'un air maussade le brouillard qui bouche la vue. Mais finalement au moment de chausser les skis, il s'avère que la vue est complètement dégagée qur l'itinéraire qui s'offre à nous. On restera toute la journée au-dessus de la mer de nuage.

En montant on tente un itinéraire de derrière les fagots en longeant une crête pour essayer de rejoindre le Col du Peyron, mais mauvaise idée. Comme toujours en ski de rando, mieux vaut faire un peu de plat au fond du vallon.
Sur la crête...
Après avoir passé le Col du Cheval Blanc se dresse devant nous le cirque Nord du Mont Thabor.
Du Thabor en veux-tu en voilà, Mont, Col et Pic.

Derrière nous, les yeux de lynx de Brize aperçoivent les pistes d'Orelle/Val Tho où on était les week-ends passés, et même l'excellent hors-piste qu'on a validé une paire de fois : le ptit couloir au centre sous la crête verticale. Ce qui me permet également de valider le zoom optique x10 de mon appareil photo.

Pour accéder au sommet, on choisit de gravir le Couloir Nord, pour éventuellement le descendre. En tout cas c'est toujours sympa d'enfiler les crampons pour remonter un ptit couloir.

Ya du gaz !

Et nous voilà arrivés à la Chapelle du Mont Thabor, juste sous le sommet.

Un timide sommet tente de percer la mer de nuages...

Et le paysage vaut le detour, Aiguilles d'Arves et Aiguille d'Argentière avec son fameux 5.1 descendu un week-end précédent...
Et les Ecrins...

La photo à quatre pour immortaliser l'instant (il nous aura fallu au moins une heure pour la faire celle là...)

Finalement on choisit de ne pas emprunter le couloir Nord histoire de faire une belle boucle. Pis de toute façon il est encore très tôt et la neige est dure. Donc on entame la descente de la voie Normale. Ca vibre, la neige est pas du tout transfo encore. Alors on se pose pour manger en attendant que ça décaille.
Pour regagner le refuge, il y a deux solutions : la longue, et la longue. La première c'est une bavante plate, la deuxième il faut traverser un vallon donc descendre puis remonter. C'est cette dernière qu'on choisira. D'autant qu'on se dégotte un fort joli couloir en bonne neige.

Pour le reste, bonne moquette de printemps, une petite remontée à bloc pour le VO2 max, et retour au refuge.
Telle la mer Rouge devant Moïse, la mer de nuages s'ouvre sous nos spatules pour nous laisser redescendre tranquilement sur Valfréjus. Neige à peine décaillée sur le haut, puis moquette, puis soupe, puis soupe lourde, puis eau, puis boue, puis goudron. Il reste pas mal de neige mais on déchaussera quand même deux-trois fois pour atteindre la station où nous attendent de fraîches pintes de Grim !
Bon bon ya pas à tortiller, le ski de printemps, c'est bien.

Après avoir passé le Col du Cheval Blanc se dresse devant nous le cirque Nord du Mont Thabor.
Du Thabor en veux-tu en voilà, Mont, Col et Pic.

Derrière nous, les yeux de lynx de Brize aperçoivent les pistes d'Orelle/Val Tho où on était les week-ends passés, et même l'excellent hors-piste qu'on a validé une paire de fois : le ptit couloir au centre sous la crête verticale. Ce qui me permet également de valider le zoom optique x10 de mon appareil photo.

Pour accéder au sommet, on choisit de gravir le Couloir Nord, pour éventuellement le descendre. En tout cas c'est toujours sympa d'enfiler les crampons pour remonter un ptit couloir.

Ya du gaz !

Et nous voilà arrivés à la Chapelle du Mont Thabor, juste sous le sommet.

Un timide sommet tente de percer la mer de nuages...

Et le paysage vaut le detour, Aiguilles d'Arves et Aiguille d'Argentière avec son fameux 5.1 descendu un week-end précédent...

Et les Ecrins...

La photo à quatre pour immortaliser l'instant (il nous aura fallu au moins une heure pour la faire celle là...)

Finalement on choisit de ne pas emprunter le couloir Nord histoire de faire une belle boucle. Pis de toute façon il est encore très tôt et la neige est dure. Donc on entame la descente de la voie Normale. Ca vibre, la neige est pas du tout transfo encore. Alors on se pose pour manger en attendant que ça décaille.
Pour regagner le refuge, il y a deux solutions : la longue, et la longue. La première c'est une bavante plate, la deuxième il faut traverser un vallon donc descendre puis remonter. C'est cette dernière qu'on choisira. D'autant qu'on se dégotte un fort joli couloir en bonne neige.

Pour le reste, bonne moquette de printemps, une petite remontée à bloc pour le VO2 max, et retour au refuge.
Telle la mer Rouge devant Moïse, la mer de nuages s'ouvre sous nos spatules pour nous laisser redescendre tranquilement sur Valfréjus. Neige à peine décaillée sur le haut, puis moquette, puis soupe, puis soupe lourde, puis eau, puis boue, puis goudron. Il reste pas mal de neige mais on déchaussera quand même deux-trois fois pour atteindre la station où nous attendent de fraîches pintes de Grim !
Bon bon ya pas à tortiller, le ski de printemps, c'est bien.

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