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08 juillet 2008

6 Juillet 2008 : Corrida !

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Ce dimanche soir, avec Magali et son pote Alexis on assiste à une corrida. Fallait que je voie ce que c'est ! Nous voilà donc à la Plaza de toros (vous vous souvenez, quand je disais qu'ils se font pas chier avec l'ortograf), où on détecte quelques l'héritage arabe de l'architecture (instant pougne).
Désolé pour les photos par terribles, c'est que j'étais loin pis que j'ai pas l'appareil pour.

Une fois à l'intérieur, on nous laisse pas rentrer dans les gradins tout de suite parce qu'on est un peu en retard et qu'il ne faut pas déranger le taureau (ah oui tout de suite en français, ça fait plus de voyelles...). C'est un peu comme à Roland Garros, mais avec des toreros et sans tennisman et sur un terrain pas rectangle.
Bref on regarde la combat du premier taureau sur un écran. Puis on entre dans l'arène :
On va assister à 6 corridas. Aujourd'hui ce sont des jeunes taureaux (novilladas) et des jeunes toreros. Bon paraît-il que c'est moins impressionnant. Quand même ya mort de l'animal à chaque fois. Et oui, j'ai assisté sciemment et béatement à la torture et à la mise à mort de 6 taureaux ce soir :)
Alors voilà succintement le déroulement d'une corrida :
  • Etape 1 : Sortie du taureau.
Le vlà il s'élance dans l'arène, plein de fougue et d'entrain. Il court partout. Bon au début les mecs qui sont dans l'arène ils ont un peu les miquettes et ils se planquent derrière des planches. Il y a le matador, le personnage principal (ça veut dire "tueur"), et ses assistants les peones. Apparemment la règle veut qu'on porte des chaussettes roses. Ok.
Bon ben là, typiquement, ils ont les miquettes
A un moment ils se sortent les oids et ils se lancent. Ils agitent des mouchoirs roses (une capote, oui désolé ça s'appelle comme ça) devant le taureau. Le matador teste le taureau, son état d'esprit, sa férocité tout ça...
Ce passage est esthétique et pas violent.

  • Etape 2 : Tout en finesse...
Puis au bout d'un temps retentit le son aigus des trompettes perchées sur un côté de l'arène. C'est le moment de faire entrer les picadors. Les picadors, juchés sur un cheval blindé et rendu aveugle (par un bandeau hein), sont armés d'une pique avec laquelle ils sont chargé de charcuter les ligaments du coup du taureau pour pas qu'il relève la tête.
En pratique, ils provoquent le taureau en se baladant à cheval. Le taureau, encore en pleine forme, fonce de tout son poids dans le cheval, allant parfois jusqu'à desarçonner le malheureux cavalier (qui se fait alors huer par la foule d'aficionados). Et là tu te dis que heureusement qu'il y a des plaques en fer autour du cheval, parce que les cornes du taureau elles sont pas coupées.
Une fois que le taureau est planté dans le cheval, ben le picador lui taquine les cervicales avec sa lance.

  • Etape 3 : Attaque au cure-dent.
Les picadors sortent. Les potes du matador se munissent alors de banderillas, des ptits cure-dents décorés qu'il faut planter dans l'échine du taureau.
C'est un moment impressionnant : les banderilleros se mettent face à face avec le taureau. Tous deux se mettent à courir l'un vers l'autre, et le keum doit planter subrepticement ses deux armes dans le dos du taureau.
Du coup après il est trop vénère le taureau.




  • Etape 4 : Le gros keum.

Une fois que trois banderilleros ont réalisé leur forfait, avec plus ou moins de réussite, le matador refait son entrée, muni d'un chiffon rouge cette fois, symbole de grokeumisme.
Il continue de faire des passes, et le taureau commence à fatiguer. Il pisse le sang et il a la langue pendante. En plus le mec avec le mouchoir rouge fait que de bouger alors pour lui faire plaisir il fonce dedans.




  • Etape 5 : Aïe ça pique.

Au bout d'un certain temps, le matador se voit confiée une épée, afin de réaliser l'estocade. Ca consiste simplement à planter la dite épée dans le taureau. Alors certains s'y sont repris à quatre fois ("naaan penses-tu le taureau il souffre pas pendant une corrida, c'est pas cruel"), et l'ont plantée du premier coup jusqu'à la garde - et accessoirement jusqu'à un organe fort profond du taureau.

  • Etape 6 : Faut bien viser.

Enfin, le matador change de lame, pour asséner la puntilla.

Le taureau lui est épuisé, il s'est déjà mangé deux coups de lance, 6 harpons et une épee... Il bouge à peine. C'est alors le moment de placer le coup fatal afin de l'achever. Ca consiste à donner un coup sec derrière la tête pour détruire le cervelet. L'effet est immédiat, l'animal s'écroule aussitôt, c'est assez impressionnant.

Si le matador ne réussit pas du premier coup, il se fait huer aussi.

  • Etape 7 : Bon une image vaut mieux qu'un long discours.




Conclusion : Pour sûr il fallait l'avoir vu au moins une fois.
Les trucs coules : C'est esthétique, ya des couleurs, de la musique. On peut louer le courage des toreros et des taureaux.
Mais bon : Bah quand même c'est vraiment barbare. Le taureau morfle bien comme il faut. Pire : on a l'impression que le public n'espère qu'une chose, c'est qu'un torero se fasse empaler. Ca arrive de temps en temps et là on arrive pas à discerner les cris de joies et les cris de peurs.

Oilà ! L'expérience du we.

1 Comments:

Blogger Claire said...

Beurk. Je comprends pas comment un truc pareil peut encore exister...

12:45 PM  

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