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10 mai 2010

8 - 9 Mai 2010 : VTT en Chablais et ski de rando en Valais.


Ce qui est bien avec le week-end, c'est que ça revient chaque semaine. J'ai découvert ça depuis que je suis dans la vie active...

Je fais le petit topo météo, comme le programme du week-end se base en grande partie là-dessus. Après une semaine printano-estivale dans le Queyras, c'est l'énorme loose athmosphérique sur l'Europe occidentale et a fortiori sur les Alpes. Ca c'est l'inconvénient. L'avantage c'est qu'il neige à balle.
Mais bon malgré tout la météo immonde nous coupe l'envie de faire un de ces chers week-end en refuge.

Du coup je peux m'adonner à des activités sociales et ménagères. C'est-à-dire un ptit resto entre stagiaires d'Evian le vendredi soir et un samedi sous le signe de l'aspirateur et de la serpillère (il était temps, diront les mauvaises langues).

Le ménage c'est marrant, mais au bout d'un moment ça commence à briser un peu les rouleaux. Alors j'enfourche mon VTT pour aller grimper sur les hauteurs. La météo est pas pire, de belles éclaircies, et ça doit se dégrader en fin d'après-midi. Ca tombe bien, on est en fin d'après-midi...

Et comme je suis en train de lire le bouquin sur la photo que Claire m'a offert à Noël, je me munis de mon appareil pour ramener des images du trop méconnu Chablais.

Je monte cash sur Féternes par la route, sur le plateau de Gavot, et en continuant ma route je tombe sur l'isoléé chapelle de Champellant.

Photo #1 : Alors déjà vous remarquerez comment je suis trop un rebelle de la photo : je prends les paysages en 16:9... Alors je sais pas apparemment il faudrait plus taper dans le nombre d'or, tout ça. Mais mon écran d'ordi est en 16:9 alors c'est plus en harmonie du coup.
Je passe sur le classique 1/3 - 2/3 (en plus là j'ai mis plus de ciel parce que les nuages étaient cools). La chapelle est peut-être un peu trop sur la droite mais je voulais garder les arbres et la Dent d'Oche à gauche pour équilibrer le tout... Pis la route, elle, est placée au tiers droit et en plus forme une ligne de fuite pour le regard qui conduit droit à la ptit chapelle.
Pipeau, pas pipeau ?

Photo #2 : Juste pour montrer comment mon appareil photo il donne trop des couleurs de ouf. La photo est pas retouchée (contrairement à celle du dessus soit dit en passant). La prochaine fois je prendrai des fleurs un peu plus classes que des vieux pissenlits. Mais bon pas que ça à faire nonplus, faut pédaler un peu.

L'idée c'est d'aller jusqu'à Bernex où il doit y avoir des parcours de VTT bien fléchés. Bernex, une petite station de ski au pied de sa Dent d'Oche, 2222m. D'ailleurs ça se gâte pas mal du côté de la Dent d'Oche. Heureusement que j'ai calé mon k-way dans mon camelbak (si toi aussi tu as repéré une allitération, tu es une pougne).

Alors voilà, du soleil, de la pluie et paf ça fait des arc-en-ciel. Par contre c'est bien joli en vrai, mais je galère un peu pour prendre les arc-en-ciel en photo...

Enfin arrivé à Bernex, il y a effectivement de nombreux itinéraires qui partent du centre du village. Vu que je suis pas la pour enfiler des perles nonplus, je m'engage sur le circuit noir qui monte au Mont Bénand. Ca va il a pas volé se couleur, je me retrouve à crapahuter en braqué minimum en essayant de garder l'adhérence de ma roue arrière...

En prenant de l'altitude, je surplombe le plateau de Gavot qui lui surplombe le Lac Léman.

En Chablais, ya des pissenlits.

Hop arrivée au sommet du Mont Bénan. La Dent d'Oche ça devient lassant. Un jour j'irai en haut, comme ça je la verrai pas.

D'ici, la vue sur le Lac est sympa, contrairement à la météo.

Sous un fin crachin, je redescends sur la mythique station de Thollon-les-Mémises, qui m'accueille par un nouvel arc-en-ciel.

Thollon, c'est le village à gauche. Les Mémises, c'est les montagnes à droite. Et entre les deux normalement il y a un arc-en-ciel, mais on voit pas très très bien.

La redescente est sympa, pas hyper technique, mais bien rapide du coup. Il reste plus qu'à rentrer au bercail. Ce qui devait tarriver arriva, il se met à pleuvoir un peu, puis beaucoup, puis passionnement. Donc je commence un contre la montre en faux plat descendant jusqu'à Thonon. Ca fait chauffer les cuisses.

Voilà voilà, 1500m de dénivellé et 53km d'après IGN Rando, ça crouze.

Hop une petite douche, et il faut déjà repartir. Ce soir c'est pendaison de crémaillère de Thibault, stagiaire à Evian. On se retrouve là-bas et on se marre bien, mais je reste pas bien tard parce que demain ya ski.

00h30 au lit, c'est le bordel chez les voisins du dessus, donc la nuit est pas au top.

5h30... Je saute dans mon pantalon de ski, avale mon café, et direction la Suisse ! Greg est installé depuis peu à Vevey au bord du lac Léman alors la Suisse et le Valais, ça nous fait pas trop loin, contrairement à nos potes Lyonnais.

Au passage le lever de soleil depuis Amphion, c'est la choppe assurée. Mais là je suis tout seul alors non...

Au programme le Mont Vélan depuis Bourg Saint Bernard. 1800m de dénivellé et un bel éventail de couloir. C'est blindé de neige pour la saison. Les nuages sont présents mais le soleil perce gentîment.

On commence la montée. Aïe... Le VTT de la veille plus les 4h de sommeil moyennement efficaces se font ressentir. Mais comme on est des gros keums, on monte deux heures sans s'arrêter et on arrive au pied du Mont Vélan.

Les conditions nivo sont pas des plus sûres vu les chutes de neige de cette semaine alors on choisit le couloir le plus safe, qui n'est pas le plus dur hélas, mais reste bien esthétique (il est tout droit).

L'ascension, c'est la galère. Déjà les jambes elles sont vraiment dures, et la pente de neige est hyper laborieuse à gravir. Une croûte à casser, tu montes d'un pas, tu redescends d'un demi-pas en t'enfonçant dans la neige. Et pour couronner le tout le brouillard se pointe...

On en chie comme des russes. L'histoire pourrait le taire, mais soyons justes dans les faits, on n'a pas été jusqu'en haut... Manquait peut-être 50m. Mais il est déjà 13-14h, le temps se dégrade, et tout et tout.

Voilà ce qui nous attend sous nos pieds...

Dans le couloir, il y a quelques centimètres de neige fraîche sur fond dur donc ça se laisse skier. D'autant qu'à mi-couloir le temps se dégage. Mais perso j'ai laissé mes cuisses en bas donc la descente est pas easy.

Puis, dès le bas du couloir, on a droit à une des neiges les plus dégueux qu'on ai jamais skié. Une espèce de croûte, mixée à de la neige lourde et humide... Et il reste plus de 1000m à descendre comme ça.

Trouver le temps long à la descente en ski de rando, c'est pas tous les jours que ça arrive !

Mais bon grâce à la gravité on arrivé malgré tout en bas. Sous la pluie.

Bon. C'est toujours mieux que de looser en vallée. Mais ça restera dans le Top 3 des pires sorties de l'année. Et 1800m de dénivellé avec 4h de VTT et 4h de sommeil dans les jambes, ça pique.