Chez Rémy !

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31 janvier 2009

24 et 25 Janvier 2009 : Andorra en el Johann !

Ayé c'est la fin des exams. Bon le taux pougne/résultats aura été plus qu'acceptable.

Ce week-end, Johann nous a invité en sa demeure à Andorre-la-Vieille. Il y a de la neige dans les Pyrénées, ça promet !

Départ donc le vendredi soir de Barcelone, et 2h30 plus tard, nous voilà arrivés. On se couche dans l'expectative, la météo pour le lendemain est douteuse...

Effectivement, levés de bonne heure le lendemain matin pour aller skier, on s'aperçoit que le brouillard est de la partie. Qu'à cela ne tienne, il devrait bien se lever. Peut-être. Ou au pire on loosera sur la même piste toute la journée. Mais on va aller skier quand même oh !

Bon. En fait ce samedi la tempête à fait rage sur le Sud-Ouest de la France. Bien que relativement épargnés à Andorre, des vents de 140km/h soufflent sur les hauteurs des stations de skis. Par conséquent, tout est fermé... Donc loose.

Mais pas si loose en fait. On va se ballader tranquillou sur les hauteurs d'Encamp, au lac d'Engolasters. Photos.

Il y a là Elena, Johann, Coline et Vincent (pratique ce tripode)





Sur le chemin vers le lac... Féfroi.





Arrivée au lac


Coline en saute de joie...




Je peux refaire la même blague que sur fessebouc ? Alleeez. Non. Bon ok.





Il est temps maintenant d'aller pique-niquer. Le vent fait rage et on se pèle un peu les miquettes, mais bon, belle vue sur la vallée.


Voilà voilà. Ensuite direction Andorre-la-Veille pour visiter, faire les soldes, puis se mater le Dernier Samourai, puis manger des crêpes.

Andorre-la-Vieille



Le lendemain matin, la météo censée s'être arrangée, on se lève de bonne heure de nouveau et se on se rend sur au domaine de Gran Valira.
Lueurs matinales depuis la maison de Johann.
Gran Valira, un bien beau domaine. Le soleil brille, le ciel est bleu, la neige est bonne. Conditions idéale pour la première fois d'Elena, qui garde le sourire pour l'instant.



Bon au final elle aura bien progressé ! N'en déplaisent à son bras bleu (noir? violet?)...
Pour le reste, de bonnes pistes, des spots de poudre un peu plus raides, des sessions sapinou. Les Pyrénées sont validés Xtrem Rider !


30 janvier 2009

22 Janvier 2009 : Montserrat III, A la recherche du portable perdu

Dernier chapitre de cette trilogie à Montserrat.
Dimanche dernier, vers 1h (lundi en fait, bref), voulant régler le réveil de mon téléphone pour le lendemain (le jour même en fait, bref), je m'étonne de ne pas le trouver dans les endroits habituels. Bon je ne me soucie pas plus que ça et m'endors, je verrai ça demain (enfin ajourd'hui en fait, bref). Il doit pas être bien loin.
Sauf que si, il y a moyen qu'il soit bien loin... Je cherche partout, je le fais sonner, je fouille la voiture... rien.
J'achète une nouvelle carte SIM.
Elena me passe un téléphone d'appoint.
Et en y repensant bien, il y avait beaucoup de vent dimanche dernier à Montserrat. Et en ouvrant ma poche intérieure, mon billet de téléphérique s'est envolé. Et en voulant le récupérer j'ai du me jeter dans un buisson. Et dans ladite poche se trouvait mon super Sony-Ericson w80 jsais pas combien que j'avais payé 0€ mais qui doit en valoir 200 en vrai.

La tuile.

On appelle Montserrat pour savoir si à tout thasard quelqu'un aurait ramené un téléphone, mais non. Je vais aller voir par moi-même...
Sauf qu'en ce moment, j'ai des exams. Ah oui au fait c'est pas la touchette tout le temps nonplus, bien joli d'aller crapahuter dans la nature.
Du coup je retarde ma mission de recherche a ce jeudi.
Jeudi donc, ayant terminé les exams, je me rends seul à Montserrat en tenue de course, avec autant d'espoir que Frodon voulant detruire l'Anneau de pouvoir en plein Mordor.
Je prends l'option bourrin et je monte par le canal tout raide d'il y a deux semaines. En une demi-heure, j'arrive à l'endroit où je pensais avoir laissé échapper le fugitif.
Et là, tout seul, tout humide, caché entre un bout de buisson et une motte de terre :

Il steack haché !

Donc là, cool. Pour le fun, je pousse jusqu'au sommet. Bon la vue est pas au top ce coup-ci.

Sant Jeroni, validé 3 fois en deux semaines

Bon, le téléphone est éteint. Ptet qu'il a plus de batterie, me dis-je avec pas moult espoir...

L'avenir m'apprendra qu'il a pris l'eau hélas... Faut payer 80€ pour le réparer...

La tuile.

18 Janvier 2009 : Montserrat II, Retour à la montagne.

Ce dimanche, on avait décidé de faire une sortie en extérieur.
Tout le monde était motivé pour faire une rando en raquettes à Montseny. Seulement voilà, après s'être paumé en voiture en cherchant où louer le matos, après avoir constaté la fermeture du magasin recherché, après s'être trimballé dans Badalona pour trouver la nouvelle adresse dudit magasin et après avoir découvert qu'ils ne louaient pas de chaussures, ben le projet est tombé à l'eau.

Du coup ça sera Montserrat ! On va prendre le téléphérique pour monter au monastère et faire une petite rando là-haut. L'accès en voiture est toujours fermé parce qu'un bout de montagne est tombé sur la route.

Nous voilà donc arrivés à la gare de téléphérique d'Olesa de Montserrat.

Bien vite, une cabine jaune de technologie allemande du début du XXème siècle nous hisse au monastère de Montserrat, haut lieu de pelerinage de Catalogne.
Lueurs matinales


Le monastère



Des arches, un oiseau (si si le pitit point noir là) et le ciel bleu.


Photo de groupe, Il y a là Gwen, Elena, Coline, Johann, Ibai et Vincent (pas mal de gabachos il faut bien l'avouer)




Cour interieure

Une fois les formalités accomplies (rentrer dans le monastère, voir se consumer des bougies, passer trente secondes à la messe), il faut penser à faire un truc intéressant. On part donc en rando sur les hauteurs de Montserrat.

Objectif, le point culminant à 1236m, Sant Jeroni.

Quelques marches plus tard, on peut apercevoir le monastère percer entre la végétation.


Johann gravit les derniers degrés...



Puis deux heures plus tard, nous voilà arrivés au sommet ! (Alors oui c'est écourté mais promis un jour vous pourrez voir d'autres photos dans l'article précédent, même qu'il y aura un pano).


Deuxième photo de groupe, pratique ce tripode.




Redescente dans l'après-midi. Vue sur Montseny enneigé, l'objectif initial :


Enfin on arrive au chemin qui descend de Sant Joan au monastère.
Vincent, Elena et moi pour ceux qui auraient pas reconnu.

Et voualà ! On redescend en téléphérique après cette belle journée sous un soleil de puta madre une fois de plus.

11 Janvier 2009 : Montserrat I, Neige sur la montagne sacrée.

Ce dimanche, en pleine période d'examens, on a décidé d'aller se ballader à Montserrat avec Elena.

Le plan : poser la voiture au monastère et partir en rando depuis là. Seulement voilà, sur la route du monastère, on croise plein de camions remplis de terre et de cailloux. Curieux. C'est alors que nous arrivons à une barrière indiquant que l'accès au monastère est fermé.
On gare la voiture et on continue à pied. Mais le chemin pedestre est lui aussi coupé. En effet, un morceau de montagne s'est décroché et à emmené une partie du chemin et de la route...


Qu'à cela ne tienne, on improvise une ballade dans le coin. Rien que la vue depuis la route est dejà bien classe.

mer de nuages




Un clocher dans la brume...


Croix et Pyrénées








Une silouhette...

On pose alors la voiture à Santa Cecilia.





Et on part à pied depuis là. Très vite, le chemin se raidifie. Quand soudain, il devient carrément raide puisqu'une chaîne est mise à disposition pour permettre la progression. On décide de continuer, n'en déplaisent au chaussures de ville d'Elena, c'est un peu expo mais pas trop. Et pis c'est joli.
C'est en fait un "canal" que nous somme en train de remonter. C'est-à-dire qu'il remonte la montagne dré dans l'pentu.




Puis le chemin se couvre de neige. Ca glisse un peu... Bon avec mon gripeuh spécialeuh raid, ça va, mais ça devient chaud pour Elena.
Faut prendre une décision. Ou alors on redescend, mais c'est encore plus risqué que monter. Ou alors on continue de monter jusqu'en haut tant bien que mal en esperant trouver un autre chemin pour la descente.
Parti en éclaireur, je m'aperçois vite que le sommet est proche. On pousse un peu, et nous voilà sur les hauteurs de Montserrat. Le chemin devient normal et tout à fait praticable.
Au point culminant, Sant Jeroni, le soleil dans la gueule...

La panoramique du sommet...


Alors on aperçois un gars qu'on avait a priori croisé au parking ce matin. Il a du monter par un autre chemin. Effectivement, il nous indique une route bien moins raide et nous y accompagne. Bien sympa le mec, Alex. Il nous montre ses potes en grande voie au Caball Bernat.

On garde contact, puis on poursuit la descente.

Lueurs du couchant...

Voilà voilà. Bien bonne journée, éprouvante, à Montserrat.

14 janvier 2009

31 décembre 2008 - 2 janvier 2009 : Trop de poudre tue la poudre...

Gros morceau cet article !

Alors ce 30 janvier 2008, après avoir laissé le père à la gare, je me rends chez Greg qui m'attends pour organiser un peu notre sortie en montagne du réveillon.

Le plan : Il y aura là Greg et Romain (la gros keum team de la trilogie en Bolivie cet été cf http://boliviantrilogy.blogspot.com/). On monte au refuge de la Loriaz le 31, au-dessus de Vallorcine, on se fait un réveillon soft là-haut, on monte au Mont Buet à ski le 1er, et les jours d'après on va tâter des couloirs et éventuellement de la glace dans les environs. Ca c'était le plan.

En pratique :
31 au matin, courses à Leader Price, départ pour Vallorcine.
Arrivés après Chamonix, le temps se gâte. Il neigeouille. La neige s'intensifie. la route blanchit. Mais bon, il en faut plus aux talents de conduite sur glace affutés en Norvège de Greg et aux pneus tout neufs de ma Clio ! C'est donc sous la neige qu'on se pose au parking de Vallorcine.




Bon il faut peauter vite fait, faire les sacs. Un beau bordel... de la pseudo-bouffe de réveillon, des bouteilles, du matos de glace, des cordes. Pas super light tout ça, à l'instar du canard à l'orange en bocal.

La montée débute, ambiance bon enfant. S'il se dépose quelques cm de neige comme ça pendant la nuit, la course du lendemain promets d'envoyer du steack !

Montée dans les sapins :



Alors Romain, qui connaît bien le coin, nous avait dit : "Bah 1h de montée et c'est torché !". Alors bon au bout d'une heure et demie, avec Greg on se demande quand est-ce qu'on va sortir de la forêt, quand Romain nous lance un "Bon les gars je pense qu'on a fait la moitié là !".
C'est que en fait, avec nos gros sacs et dans ce vieux chemin de forêt qui dénivelle pas, on mettra 2h30 pour rejoindre les refuges de la Loriaz.

Sortie de la forêt dans le brouillard :

légende :

- les deux points noirâtres : Greg et Romain

- la tâche grisâtre en haut à droite : les cabanes de la Loriaz



On arrive trempés au refuge principal. Là ont décidé de passer le réveillon toute une troupe de marins potes de la gardienne. Le plan pour nous, c'est de dormir à part dans le refuge d'hiver.

Le point + : On se fait gracieusement invité à manger, un vrai repas et pas des pâtes au réchaud, dans une douce chaleur.

Le point - : Il n'a pas arrêté de neigé durant la montée. Il y a là plus de 25 cm de neige fraîche, les conditions pour la course du lendemain laissent à désirer...

Le deuxième point - : Il n'y a pas de matelas dans le refuge d'hiver, on se retrouve à pelleter devant la porte d'une cabane pour les récupérer.



Le deuxième point + : Bon finalement il reste quelques places dans le refuge principal et on nous invite à dormir là. Il fera plus chaud. Ca ronflera plus aussi...


A cette heure-ci, on a plus ou moins abandonné le Buet... Il a neigé plus de 30cm, la couche d'avant était bien dure. Nickel pour les avalanches.


Vient le lendemain matin. Grand grand grand beau. 40cm de neige poudreuse. Des conditions de skis de rêve... Mais des risques trop grands...

Donc bon, voilà comment occuper la journée dans ces cas là...

  • Contempler le ciel bleu :

  • Rester deuxpointsbarre devant la porte du refuge d'hiver où on a laissé nos affaires. Nouvelle session pelletage :


  • Monter aux alentours du refuge dans des pentes pas raides :

Le Mont Blanc tout au fond.

Les chalets de la Loriaz en contrebas.



  • Tailler un test pour les avalanches :

La vidéo bonus : le résultat du test, réalisé dans une pente ridicule (15°) et avec un mini manteau neigeux. On peut imaginer ce que ça donne sur une grande pente à 40°...


  • Faire le kéké dans la poudre. Se forcer à faire de la godille dans des pentes à 15° :) :

  • Pique-niquer au refuge, ici une bouteille de "Duo mythique" :

  • Tailler un kick :


  • Travailler son saut droit et son 360... Mais il y a du boulot. En plus notre tremplin il éjecte un peu ! Hé j'ai réussi à faire un tour complet ! Et après à m'exploser dans la neige. Pis après je me suis brayer le genou parce que mes fixs étaient trop serrées alors j'ai arrêté.
Voilà voilà ! Le soir, les marins font leur vrai réveillon, entre le 1er et le 2 en fait. Nous on les dérange pas et on squatte le refuge d'hiver. Il y a un poële qu'on s'empresse d'allumer. Très vite, le refuge est rempli de fumée piquante. Pourtant la cheminée tire.
La galère commence, le poële nous asphyxie et en plus il chauffe que dalle ! Donc bon, on se fait à manger tant bien que mal.


Et on va vite rejoindre la chaleur du duvet.

Le plan du lendemain : on se lève plutôt tôt, on redescent dans de la neige qui devrait pas être mauvaise, et en plus dans la forêt donc plus sécu, et on va skier en piste à la station du Tour...


En pratique :
On se lève plutôt tôt. Jusque là le planning est respecté. En plus on est pas morts asphyxiés par la monoxyde de carbone du poële, donc cool.
Bon il faur repelleter pour rerentrer les matelas.

On entame la descente, qui s'avère vite très plate sur le haut...
Donc on galère bien avec nos sacs qui ne se sont pas beaucoup allégés en fait, vu qu'on écourte le séjour, sous la chaleur torride, en poussant sur les bâtons.

Enfin, on arrive à la forêt. Mais malheureusement, la neige s'est déjà transformée, et est croûtée dans la forêt ! Donc bon, on descend par le chemin, se réconfortant à l'idée qu'on pourra peut-être s'amuser en piste cet aprèm.
Bon les 20 derniers mètres sont excellents. Moquette de neige fondue sur fond de poudre, miam. 4 virages.
On retrouve la voiture, dans l'état suivant :
Hop, nouvelle session pelletage !

Et donc on se rend en direction du Tour... On monte, et curieusement, beaucoup de voitures redescedent... Curieux, il n'est que 11h.
Arrivé au carrefour qui mène au Tour, un mec de la station fait la circulation, assurant qu'il n'y a plus aucune place sur le parking...
VDM.
Donc bon, ben là on rentre à Lyon, la queue entre les jambes. Juste le temps de manger une fondue au réchaud au lac de Passy.


Que d'aventure... Montagnistiquement, ça a pas été au top, mais on se sera bien marré, pis bon on a pas risqué l'avalanche quoi. Décision très dure à prendre, sachant que des gens sont sortis ce jour-là, sans problèmes, et se sont gavés dans la poudre. Mais bon, roulette russe quoi...